Que dire tant il y en a à raconter sur ce week-end de ouf. Quel bonheur, quel plaisir.
Le gîte ? Je passe les détails des douches. Non il ne s’y est rien passé, juste des dysfonctionnements de robinet (de la douche).
Pour résumer le cadre :

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Le samedi, début du Main, une journée injouable avec un méga-fish que j’avais vu à l’oeuvre en qualif, et un donneur de leçon imbuvable qui ose estimer que Loosli ne sait pas jouer en HU, alors que lui ne suis pas un Dieu mais je me débrouille. Humilité. Puis de nombreuses fausses relances, des conseils, des mains muckées par prétendue inadvertance, bref l’archétype du type que je déteste au plus haut point. J’étais donc coincé entre Rija (qui bouillait aussi) à ma droite (je ne rentrais pas dans ses coups), un méga fish à ma gauche, et un type… comment dire… non rien je vais rester poli, en face de moi. Je joue mal, je tilte un peu, et au final je change de table en mode survie puis finis sur un 20/80 logique. Rien à dire du Main donc, sinon une grosse haine. Vivement le SnGo du soir au gîte pour se détendre….

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Je sors assez tôt de ce SitN Go, sur une main tout à fait banale. Par précaution, Nico éloigne le couteau qui traine près de moi. A raison. il est UTG, je suis Big Blind. Il limp. Je sais ce qu’il veut faire alors je raconte le coup de Bernard au club : limp UTG puis boite quel que soit le flop. Je sais que Nico veut faire la même chose. Je me dis que si j’ai une main à potentiel, je le relance et il va boiter, donc moi je vais payer. J’ouvre TsTd. L’action se déroule comme prévu et il montre Ac7c. Et finit en couleur. Je perds mon 70/30. Main suivante, j’ouvre 7x7x et il annonce regarder une seule carte pour me payer, il regarde, il paye, et ouvre Jx5x. Je sors sur mon deuxième 70/30 grâce à un Jx turn et prends alors une vraie leçon de poker. Faire 7ème du CNIC à Amneville nécessite une dose de maîtrise du sabot qui m’échappe. Le lendemain, on discute un peu du club et Nico explique qu’il aimerait qu’on travaille le poker, en leçon, qu’on discute de mains pour échanger et tous progresser. J’ai hâte de voir ça.

Pendant ce temps, Seb profite du lieu et de ses breuvages :

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Le lendemain, le side.

Plusieurs de nos joueurs sont en Day2 du Main, et pour ma part j’attaque le side. Table sympa, envie de jouer tranquille, de me détendre, appliqué et attentif. Puis on me dit de changer de table et j’arrive sur une table qui se créée avec… le fish et l’homme au chapeau! J’en suis défait. Je ne me laisse pas surprendre, j’essaie de faire abstraction. Je joue moyen, et je suis déstacké contre le fish sur un très mauvais coup, et je prends alors logiquement une nouvelle leçon de poker sur ce coup par l’autre joueur, notre champion du monde au chapeau qui, je le rappelle, joue à ce moment là le side de la coupe de Bretagne à Redon. Je lui réponds que si j’ai joué comme ça, c’est simplement parce que je suis mauvais et qu’il ne faut pas aller chercher plus loin. Ça clot le débat. Je suis contraint une bonne heure d’écouter ses absurdités emmiellées d’une imbuvable prétention et commence à me sentir mal. Je me lève souvent pour prendre l’air et me calmer. C’est un petit tournoi mais je tiens à bien jouer, et faire une perf. Je suis là aussi pour le club, pour gagner, ça reste un sport et une compétition (bordel de merde).

LE coup de trop.

Alors que notre fish deale avec l’un des deux paquets, l’UTG, cheap de la table, relance 3 blinds. Si j’entre dans ce coup c’est à tapis, forcément. J’ouvre AcKc. Je fais tapis en dépit (suite au mauvais coup d’avant). Le cheap complète évidemment. Il ouvre Ks9s. Je suis assez serein pour doubler. Le board arc en ciel me permet de doubler. Au moment de ramasser les jetons, le dealer annonce : Excusez-moi je me suis trompé de paquet, faut recommencer. L’homme au chapeau s’esclaffe. Je suis abasourdi. Il faut tirer un autre board. Je blêmis. Le flop montre deux Pique. L’homme au chapeau rit encore plus fort et dit vous allez voir il va y avoir une horreur toujours en rigolant.

J’ai les mains posées sur la table. Si un pique sort, la table vole. Jamais je n’ai été aussi énervé en pratiquant un jeu ou un sport. Un tel comportement est à mon avis punissable. Je sais que le poker consiste aussi à faire abstraction de ces comportements imbuvables, mais je ne suis pas pro, et je joue surtout pour prendre du plaisir autour de la table. Et qui m’en empêche m’énerve. Deux jours d’arrogance, de mini triche, de trash talking, de fausses relances et de mucks prétendûment involontaires. Trop c’est trop. Sur ce coup, ma main tient et je double, puis la table casse. Je pars quelques minutes.

Je rejoins ensuite les copains sur d’autres tables et le side continue. Je passe les détails, je touche une river magique pour atteindre la Table finale et sors 6ème sur un Coin Flip qui ne rentre pas, AsJs contre TxTx qui tiennent. Je suis assez content de ma perf et du plaisir pris à jouer, finalement.

La TF de Miguel.

Je passe ensuite sur la TF du Main pour assister à la victoire attendue de Miguel (je ne parle pas de la 3ème place de JB au side, de mes KxKx craqués par JxTx de Jeff qui font brelan de Tx, et plein d’autres petits événements plus ou moins anecdotiques).

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Un désert total et absolu de cartes le font finir en désespoir sur un 9c3h qui ne passera pas.

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Au-delà des perfs, au-delà de mes tables (il faut quand même relativiser…), au-delà du fantastique accueil de l’AJPPR et tout particulièrement d’Eddy et de Céline, au-delà même du poker, je ne retiendrai de ce fantastique week-end qu’une seule chose :

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Au TPC Evénements
Carte