Le principe du staking est relativement simple. Lorsqu’un joueur veut participer à un tournoi ou à un festival, il peut proposer à la vente une partie du prix de l’inscription. S’il perd, il ne perd de sa poche que ce qu’il a lui-même payé, et s’il gagne, il partage les gains avec les stakeurs en fonction de leurs investissements.

Admettons qu’un joueur récréatif décide de vendre la moitié du prix d’inscription à un tournoi à 500€. Il propose donc à la vente 250€ de parts, qu’il peut par exemple découper en 25 parts de 10€. D’autres personnes, joueuses ou non, peuvent ainsi participer au tournoi de manière indirecte en misant sur ce joueur par l’achat de parts. Passons ici les histoires de cut (nous y reviendrons peut-être une autre fois), et considérons donc que le joueur a payé la moitié de l’inscription, l’autre moitié étant de fait à la charge des stakeurs. Imaginons que le joueur remporte le tournoi, un très beau tournoi doté de 100 000 € au vainqueur (rien que ça!). Comme il a payé la moitié de l’inscription, c’est en fait la moitié des gains qui lui revient, l’autre moitié étant réservée aux stakeurs. Chaque part de 10€ correspondant à 1/50eme du montant de l’inscription, chacune d’elle rapporte 1/50eme du gain, soit 2000€. Pas mal non ?

Se faire staker permet de partager notre aventure avec des amis (et accessoirement bénéficier d’une petite assurance en cas de perte). Du coup, acheter des parts de certains joueurs permet aussi de vibrer avec eux en cas de grosse perf. Mais pour démarrer dans la vente de parts, il faut aussi considérer un aspect pas toujours simple à gérer : on joue en partie avec l’argent des autres. Et si les stakeurs sont seuls responsables de leur investissement et de la confiance accordée au joueur, pour celui-ci, c’est une donnée mentale parfois un brin délicate…

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