Mais que fait la pensée ?

Drôle de mission que s’est infligée la Ligue Française de Poker.

Dans un article récent au titre provocateur (ou révélateur, c’est selon), la ligue se donne pour mission de nettoyer le poker associatif de ses comportements jugés limites. Ça rappelle un débat récurrent sur les buy-in déguisés de tournois prétendus gratuits, soit sous forme de licence obligatoire, soit des repas imposés pour jouer, etc. J’en avais d’ailleurs parlé pour présenter notre prizepool.

Une mission plutôt ambitieuse et assez limite, à en croire l’interprétation de joueurs qui ont vu dans la démarche de la ligue (vouloir faire la police à la place de la police qui n’en a pas les moyens), un héritage historique (bien français) plutôt douteux. On touche le point Goldwin en à peine deux articles, c’est dire si le débat risque d’aboutir sur quelque chose de constructif…

Évidemment, la Ligue se défend de vouloir créer une milice de chevaliers blancs et tente, ce 9 mai, de tempérer un peu ses premiers propos. Elle se contente juste de vouloir donner des leçons de poker associatif et, surtout, de nettoyer avant tout devant sa propre porte, augurant aux ennemis du jour qu’ils baisseront leur petite tête de repentis de la dernière heure le jour du grand triomphe du poker sans argent. Wouaw.

Une réponse qui a bien amusé le premier polémiste.

Pour ma part, les fesses sur mes principes, je vais me contenter de regarder de loin cette jolie joute avec une certaine neutralité. Je dois avoir du sang suisse. Et, je précise, si jamais la ligue me lit, ça n’a rien à voir avec le poker et l’argent mon côté suisse. Hein ? D’accord ? Je préfère préciser, rapport au triomphe annoncé…

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post scriptum du 13/05/2014 : Le site tablerase.fr (ami de la ligue) m’honore d’un préambule au droit de réponse entre les protagonistes. Soit. Mais un préambule qui, s’ouvrant par un enchanté, finit 4 lignes plus loin par un point barre aussi engageant au dialogue qu’un point Godwin… Ceci dit, quand même, la ligue n’a (je pense) pas à faire appliquer la loi. A l’appliquer, comme tout le monde évidemment, à exclure de sa ligue ceux qui ne l’appliquent pas, peut-être (en référence à leur règlement interne), mais pas à la faire appliquer. Dans un état de droit, c’est à l’Etat de faire appliquer la loi et à lui seul. Bref… mais je le répète, je préfère, à l’instar de Guillaume de Tonquédec dans le savoureux film Le prénom, rester l’ami Suisse avec qui on trinque. A la votre.

prenom

mai 9, 2014